Grande Histoire, petites histoires...le jardin, la passion. des photos, des trucs et anecdotes
Attacher les cardons
Le 2 décembre 1926, chateau de Chennebrun
Les céleris sont rentrés et les cardons sont attachés. Semés au printemps les cardons ont à présent de belles côtes prètes à être consommées. Mais auparavant pour les attendrir il faut les faire blanchir. La récolte s'étale tout l'automne ainsi que l'hiver si on rentre les cardons dans un local.
Le principe est de rassembler les feuilles entre elles et de les attacher. Il ne faut pas trop serrer pour que l'air circule limitant le risque de pourriture. Ensuite on les prive de lumière en les entourant d'un paillasson de paille de seigle. De nos jours les paillassons sont remplacés par un sac de plastique noir. Une fois couvert, on bute le pied sur 25cm et on laisse blanchir 3 semaines avant de récolter et de déguster.
Quand à la grand mère elle a fabriqué une père de chaussons pour le grand père, idéal pour passer de la maison aux sabots du jardin.
Les céleris sont rentrés et les cardons sont attachés. Semés au printemps les cardons ont à présent de belles côtes prètes à être consommées. Mais auparavant pour les attendrir il faut les faire blanchir. La récolte s'étale tout l'automne ainsi que l'hiver si on rentre les cardons dans un local.
Le principe est de rassembler les feuilles entre elles et de les attacher. Il ne faut pas trop serrer pour que l'air circule limitant le risque de pourriture. Ensuite on les prive de lumière en les entourant d'un paillasson de paille de seigle. De nos jours les paillassons sont remplacés par un sac de plastique noir. Une fois couvert, on bute le pied sur 25cm et on laisse blanchir 3 semaines avant de récolter et de déguster.
Quand à la grand mère elle a fabriqué une père de chaussons pour le grand père, idéal pour passer de la maison aux sabots du jardin.
Plantation Pêcher
Le 01 décembre 1926, chateau de Chennebrun
Les trous de plantation des pêchers sont terminés. Cela représente des trous de 50 à 60 cm de profondeur. La largeur dépend de la forme ici non indiquée, 50 cm pour des scions de deux ans à 1 m pour des arbres de haute tige. La terre de surface ne sera pas mélangée avec la terre du fond du trou et replacée dans le même ordre lors de la plantation. Elle sera amendée auparavant par du compost bien décomposé et de la poudre de corne qui se décomposera lentement en ayant aucun risque de brûlure des racines.
Il faut laisser le trou de plantation un peu à l'air libre avant d'accueillir l'arbre au minimum quelques semaines. Puis par un temps hors gel et pas trop humide planter l'arbre choisi qui attend en jauge dans un coin du potager libre à cette époque son nouveau destin.
Avant la plantation définitive l'arbre sera habillé et praliné , c'est à dire que ses racines seront éclaircies et recouvertes d'une bouillie faite d'eau et d'un mélange argile bouse de vache. Les scions de pêchers seront aussi rabattus en conservant autant d'yeux à bois que l'on désire de branches de charpente la première année.
Il faut laisser le trou de plantation un peu à l'air libre avant d'accueillir l'arbre au minimum quelques semaines. Puis par un temps hors gel et pas trop humide planter l'arbre choisi qui attend en jauge dans un coin du potager libre à cette époque son nouveau destin.
Avant la plantation définitive l'arbre sera habillé et praliné , c'est à dire que ses racines seront éclaircies et recouvertes d'une bouillie faite d'eau et d'un mélange argile bouse de vache. Les scions de pêchers seront aussi rabattus en conservant autant d'yeux à bois que l'on désire de branches de charpente la première année.
Dans l'Eure, la terre fraîche et le climat humide imposera des pêchers greffés sur prunier St Julien ( Myrobolan). Lors de la plantation la greffe devra se située au dessus du sol. Le fond du trou sera aménagé avec une petite butte recevant le chevelu de racines bien déroulé.
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| catalogue 1938 |
Dernière info le prix du camenbert! 3f50 pour un produit local sans transport, sans appelation ni surcout bio. La famille assez pauvre touche 450f par mois. ce qui équivaut de nos jours à un camenbert à 7, 00 € pour un revenu de 900€...
Le producteur vendait mieux que maintenant sans les marges arrières des grandes surfaces mais le consommateur dépensait une plus grande part de ses revenus dans la nourriture se privant par exemple des loisirs. Difficile!
Laitue à forcer de Milly
Le 30 novembre 1937, Chateau du Boissard
Le temps est froid -4° ce matin, et pourtant on plante des laitues.
Là on touche le grand art du jardinage: Culture forcée sur couche. technique appréciée par la Quintinie (voir article Jean Baptiste de la Quintinie ).
Le principe est de profiter de la chaleur dégagée par une couche de fumier en décomposition pour chauffer un coffre de culture.
Le meilleur fumier était celui de cheval mélangé à un compost de feuilles qui augmentait la durée de chauffe. Celui de vache ne convient pas. car trop humide.
On en dresse une couche carrée de 40 cm de hauteur recouverte de 15 cm de terreau. le tout est entouré d'un coffre en bois puis recouvert d'un chassis en verre.
Dès le montage de la couche la température va augmenter rapidement pour atteindre 70°c. C'est "le coup de feu "qui dure deux ou trois jours avant de redescendre à 25/30°c. Ce dégagement de chaleur durera ensuite un bon mois. Le coffre sera ensemencé ou planté quand la température atteindra 30°c.
Les nuits froides un paillasson en paille de seigle sera déroulé sur la vitre pour garder cette chaleur. Si le coffre venait à trop se refroidir on monterait alors des "réchauds" constitués de fumier entourant les parois du coffre.
Toutes les laitues ne réussissent pas en culture de forçage. Celle de Milly est régulièrement employée comme les laitues Gotte ou Crèpe à graine blanche et noire. On les sème en septembre, on les repique une fois sous cloche puis une deuxième fois sur couche.
Cette technique disparue avec l'arrivée de l'électricité , la disparition du fumier de cheval , des jardiniers de propriété par la hausse des couts de la main d'oeuvre, les variétés de laitue employées ont aussi disparus. difficile à présent de trouver la laitue de Milly dans les catalogues de grainetiers.
Je suis très fier des compétences du Grand père Marie.
Le temps est froid -4° ce matin, et pourtant on plante des laitues.
Là on touche le grand art du jardinage: Culture forcée sur couche. technique appréciée par la Quintinie (voir article Jean Baptiste de la Quintinie ).
Le principe est de profiter de la chaleur dégagée par une couche de fumier en décomposition pour chauffer un coffre de culture.
Le meilleur fumier était celui de cheval mélangé à un compost de feuilles qui augmentait la durée de chauffe. Celui de vache ne convient pas. car trop humide.
On en dresse une couche carrée de 40 cm de hauteur recouverte de 15 cm de terreau. le tout est entouré d'un coffre en bois puis recouvert d'un chassis en verre.
Dès le montage de la couche la température va augmenter rapidement pour atteindre 70°c. C'est "le coup de feu "qui dure deux ou trois jours avant de redescendre à 25/30°c. Ce dégagement de chaleur durera ensuite un bon mois. Le coffre sera ensemencé ou planté quand la température atteindra 30°c.
Les nuits froides un paillasson en paille de seigle sera déroulé sur la vitre pour garder cette chaleur. Si le coffre venait à trop se refroidir on monterait alors des "réchauds" constitués de fumier entourant les parois du coffre.
Toutes les laitues ne réussissent pas en culture de forçage. Celle de Milly est régulièrement employée comme les laitues Gotte ou Crèpe à graine blanche et noire. On les sème en septembre, on les repique une fois sous cloche puis une deuxième fois sur couche.
Cette technique disparue avec l'arrivée de l'électricité , la disparition du fumier de cheval , des jardiniers de propriété par la hausse des couts de la main d'oeuvre, les variétés de laitue employées ont aussi disparus. difficile à présent de trouver la laitue de Milly dans les catalogues de grainetiers.
Je suis très fier des compétences du Grand père Marie.
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| Catalogue Clause 1937 |
Foire de la St André
Le 27 novembre 1937, Chateau du Boissard
Impossible de vendre des dindes cette année à la st André, les exposants sont "gourmands" et les acheteurs sont des Beaucerons. Il est interressant de noté que en 1936 la grand mère était venue de Brezolles à Chartres pour vendre de la volaille. Cette foire ancestrale de Chartres a été créée au moyen age. Elle a longtemps été une très importante foire aux bestiaux avant d'évoluer vers une foire où l'on sent la barba papa mélée au boudin, où l'on achète des chaussettes et des saucissons. En 2010 il y avait 25000 badeaux!
La place Marceau était jadis réservée aux vente de volaille. On peut imaginer le monde, le bruit et le mouvement si les vendeuses arrivaient des 4 coins de l'Eure et loir. Le voyage devait aussi être éprouvant aller retour dans la journée plus la foire.
Drole d'aventure
La cocotte fièvre
Le 25 novembre 1937, Le château du Boissard
L'oncle a peur de ramener la cocotte fièvre, en fait il parle de la fièvre aphteuse. La fièvre aphteuse donnait aux animaux une démarche sur le bout des sabots due à la douleur ressemblant à la démarche des "cocottes" arpentant le trottoir sur leur hauts talons.
En 1937 toute la France est touchée par cette épizootie. Cette maladie virale est très contagieuse pour les bovins, ovins, porcs, mais aussi gibier (sanglier , ruminant) chacun a donc peur de "ramener" un foyer infectieux vers son troupeau. Il n'existe pas de traitement et si le troupeau était atteint, déclaration obligatoire sous peine de lourdes sanctions, périmètre de sécurité autour de l'élevage et pas de pitié abattage total et ruine de l'éleveur.
On a procédé plus tard dans les années 60 à la vaccination obligatoire des troupeaux pendant 30 ans.
Puis devant la rareté de la maladie cette obligation fur levée. La dernière épizootie venant d'Angleterre date de 2001 en Europe de l'ouest et toucha surtout le porc.
L'oncle a peur de ramener la cocotte fièvre, en fait il parle de la fièvre aphteuse. La fièvre aphteuse donnait aux animaux une démarche sur le bout des sabots due à la douleur ressemblant à la démarche des "cocottes" arpentant le trottoir sur leur hauts talons.
En 1937 toute la France est touchée par cette épizootie. Cette maladie virale est très contagieuse pour les bovins, ovins, porcs, mais aussi gibier (sanglier , ruminant) chacun a donc peur de "ramener" un foyer infectieux vers son troupeau. Il n'existe pas de traitement et si le troupeau était atteint, déclaration obligatoire sous peine de lourdes sanctions, périmètre de sécurité autour de l'élevage et pas de pitié abattage total et ruine de l'éleveur.
On a procédé plus tard dans les années 60 à la vaccination obligatoire des troupeaux pendant 30 ans.
Puis devant la rareté de la maladie cette obligation fur levée. La dernière épizootie venant d'Angleterre date de 2001 en Europe de l'ouest et toucha surtout le porc.
Une vrai cocotte de 1938
Il ya des jours comme ça
le 24 novembre 1926, chateau de Chennebrun
Il ya des jours comme ça où on se sent bien. Il ya 104 f de dépassement budgétaire mais ce n'est pas grave de toute façon le mois sera encore trop court pour s'enrichir.
Donc rien à signaler sauf un petit plaisir en famille. Le bonnet confectionné par la mère pour sa fille.
Alors aujourd'hui on se love dans le fauteuil, on relit "la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules" de Delerme et puis voilà!
Il ya des jours comme ça où on se sent bien. Il ya 104 f de dépassement budgétaire mais ce n'est pas grave de toute façon le mois sera encore trop court pour s'enrichir.
Donc rien à signaler sauf un petit plaisir en famille. Le bonnet confectionné par la mère pour sa fille.
Alors aujourd'hui on se love dans le fauteuil, on relit "la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules" de Delerme et puis voilà!
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