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Une voie ferrée au Boissard: Le système Decauville

Le 6 juin 2012

Suite à la visite du chateau de Brezolles voir ( retour vers le futur), j'ai voulu en savoir plus sur les rails et les wagonnets dans le jardin et la cour de ferme.
Le principe de voies de chemin de fer étroites et wagonnets été inventé en 1875 par m Decauville fils d'un fermier pour débarder la récolte de betteraves abondante cette année là mais difficle à récolter  à cause d'une pluie abondante. La terre des champs était devenue impraticable pour les moyens de transport de l'époque à savoir le tombereau et la brouette. Il fait donc réaliser des voies métalliques de 40 cm de large appuyées sur des traverses métalliques. Des wagonnets inspirés de ceux employés dans les mines sont fabriqués et manoeuvrés par les ouvriers ou attelés en train à des chevaux de trait. La récolte fut sauvée.

Le système Decauville est né . Il va se développer et s'améliorer en France partout où l'infrastructure nécessite un transport de masse temporaire avec investissement réduit sur le sous sol, les champs, les vignes,  les mines, les carrières, les plages mais aussi l'exposition universelle de 1889 et les chemins de fer secondaires qui fleurissaient partout en France au debut du 20° siècle. Des locomotives et différents types de remorques et voitures seront aussi crées et expédiées au 4 coins de la planète. C'est l'époque des colonies et ce sytème est très pratique pour les nouveaux territoires à développer et exploiter.



C'est surtout l'armée avec le commandant Péchot  lors de la grande guerre qui va utiliser et normer ce sytème. L'écartement va passer à 0,60 m essentiellement pour l'artillerie et les forts. Et c'est  lors de la première guerre mondiale que le propriétaire du Boissard alors officier d'artillerie a pu croiser ou utiliser ces installations et que la paix revenu il s'en est peut être inspiré pour son domaine agricole.

ECPAD, plaque tournante


ECPAD voie 0,40
Pour le transport agricole l'exemple existe. L'école nationale d'agriculture a équipé sa cour de rails pour évacuer le fumier de ses étables. Ceux sont des rails de 10 kg au mètre linéaire par troncon de 5 m. L'écartement utilisé est de 0,40 m.




Au Boissard, la cour de la Ferme mais aussi l'allée du potager vers la basse cour vont être équipées du système. Les wagonnets permettent le transport de 500 kg de matière. Ils peuvent être accrochés pour formé un train et attelés. Maxi 10 pour un cheval de trait.  Idéal pour sortir le fumier de l'écurie et de l'étable ainsi que d'apporter les feuilles et le  terreau pour les nombreuses couches.


Le système est aujourd'hui démonté, reste un témoin, le socle d'une plaque tournante. Les changements de direction ne se faisaient pas par des aiguillages mais par plaques tournantes où le wagonnet était dirigé à la main vers une autre voie.



Le domaine du Boissard était géré par un industriel d'une façon très moderne et le progrès technique était bien présent pour garantir une bonne production. La société Decauville malgré des déboires financiers a poursuivi ses activités ferroviaires jusqu'en 1956. Pour voir un chemin de fer métrique vous pouvez trouvez de nombreuses associations qui font vivre ses petits trains dans toute la France.

Potager d'Antan

Le blog "Potager d'Antan" à découvrir d'urgence pour les amateurs de potagers, d'histoire et de biodiversité.


Paul dans sa vie

Suite au conseil de Patrick ( voir commentaire) j'ai regardé le film "Paul dans sa vie" Et là le choc!  je l'ai regardé deux autres fois avec autant de plaisir.
Incroyable, Il vit dans la Manche et en plus il tient un carnet au quotidien...





Le film de 2005 : Dans la Manche, Paul Bedel aura bientôt soixante-quinze ans. Il est vieux garçon, paysan, pêcheur et bedeau. Il vit dans une ferme d’un autre âge avec ses deux sœurs cadettes, célibataires elles aussi. Cette année, ils raccrochent : «Ça va faire un vide dans le paysage…». Leur territoire, c’est le cap de la Hague. L’air y est vif, les vents imprévisibles, le granit rugueux, l’horizon immense. Ici, Paul a résisté aux sirènes de la modernité, soucieux de préserver et cultiver son lien à la nature. Au XXIe siècle, il nous l’offre en héritage.


« Kek tu veux faire ? …c’est un film qu’tu veux faire? Tu vas te donner bien du mal. Les gens doivent nous trouver folkloriques. …Mais moi, je ne suis pas dans le folklore, je suis dans ma vie."


Pendant quarante années, avec l'aide de ses deux sœurs, Paul aura mené une vie de besognes, de bricolages opiniâtres et de va-et-vient méditatifs en usant d'un matériel agricole datant des années 1950, et mille fois réparé. Des journées réglées sur les variations du ciel, la traite en plein champ, et ces artisanats d'autrefois ( le beurre baratté, les volailles en liberté, les escapades de pêche à pied aux grandes marées, etc. ). On pense à cette mention de Julien Gracq qui, dans « Lettrines », parle des mille et une activités gagne-petit qui, jadis, verdissaient le quotidien des campagnes. C'est exactement ça.
Chaque matin, on interroge le ciel qui décidera de la journée. Les couvées de canard grandissent, les vaches font leurs veaux, les gestes se répètent. C'est le temps, au fond, qui est le vrai sujet du film. Au loin, du côté de Beaumont ou de la baie du Houguet, on devine la silhouette de l'usine de retraitement de la Hague qui, construite dans les années 1960, aura changé la vie des paysans du coin, presque tous devenus salariés. Paul, lui, aura refusé ce « lâchage » et résisté. Obstinément accroché à ses fidélités d'un autre âge, il aura en quelque sorte interrompu l'écroulement du temps. Le temps d'une vie. La sienne.


Paul suit l'heure solaire et lit le journal le lendemain de sa parution, quand l'un de ses frères le lui amène. Placide, il regarde le Salon de l'agriculture à la télévision : le folklore, il est là, dans cette rassurante image entretenue par l'imaginaire. On y parle de valeur ajoutée, de cochon au goût de noisette : "Tout a goût de noisette !", ironise-t-il, lui qui, au fil des ans, a dû s'habituer à voir les champs qui entouraient les siens désertés.

 "Pour avoir un œuf, il faut que je laboure, récolte du blé pour en nourrir ma poule. Tu parles d'un boulot !"



Il a toujours voulu vivre "au plus près du naturel", il tient un journal intime depuis toujours, dans lequel il consigne ses faits et gestes, et le temps qu'il fait, le temps "qui n'est jamais perdu". Depuis toujours aussi, il est bedeau à l'église du village, le curé lui a confié mission d'apporter la communion aux personnes alitées. La première fois qu'il a donné l'hostie, c'était pour son père. Emotion.

Paul a les larmes aux yeux lorsqu'il parle de son père. Il dit aussi que ses vaches font partie de la famille depuis des générations, que chacune est le portrait craché de sa mère, et que ça lui fait quelque chose de vendre ses veaux avant de prendre sa retraite.

Par sa méticulosité pudique, sa patience, sa lenteur, son attention aux menus détails, la structure et la tonalité du film font songer à du Depardon, une parenté que Mauger ne renie d'ailleurs pas. Mais le personnage de Paul, dont c'est peu de dire qu'il crève l'écran, ne participe jamais du misérabilisme. Silhouette courbée sous le vent d'ouest, gâpette sur les yeux, paisible face à la vieillesse qui vient, il manie un humour aussi décalé que lui. On est dans du Millet (celui de « l'Angélus ») mais jamais très loin de Buster Keaton, comme le dit le réalisateur lui-même. C'est très beau. Chapeau l'ami !

Jean-Claude Guillebaud




« je suis heureux avec rien, avec rien de ce qui s’achète mais aussi avec rien de ce qui se voit, je suis heureux dans ma vie qu’on m’a donnée » .

Demain, on vote


Le 9 Octobre 1937, le Boissard




Le vicomte grand électeur est venu pour voter le lendemain. A l'époque c'était pour les cantonales et c'est un radical socialiste dénommé M Raymond qui avait gardé le canton de Brezolles. Pendant la 3° république, les radicaux socialistes étaient très puissants dans la région avec en tête le maire de Dreux m maurice Violette. Ils étaient considérés très à gauche. (il y a encore des royalistes et des Bonapartistes affichés).
C'est avec l'arrivée des socialistes qu'ils se retrouveront au centre perdant ainsi beaucoup de leur puissance avec la transformation de la vie politique Française en deux pôles.
Pour nous, c'est le pôle gauche qui vote demain . Fera t'elle encore confiance à un François?



Indian Summer

le 1 octobre 2011, St Prest


27° hier et pas une goutte d'eau alors qu'on se les gelait cet été sous les averses. Qu'est ce qui se passe, le réchauffement climatique, les sattelites? Non c'est l'Eté indien, l'Eté des indiens.
Chez nous les indiens ils ressemblent à ceux de STARLUX , "Little big man" ou "danse avec les loups"


Alors pourquoi cet été indien des Amériques arrive t'il ? Le phénomène est connu depuis longtemps en Europe. On parlait alors de l'été de la St denis début octobre comme cette année ou l'été de la St martin le 11 novembre. Les pauvres Martins n'ont plus de fête d'ailleurs depuis l'intauration de la commémoration de l'armistice. Ce Phénomène est l'inverse de celui observé aux saints de glace. L'année avance, l'axe de la terre se réoriente par rapport au soleil provoquant le changement de saison, mais le phénomène est lent et instable et entre l'arrivée inconstante des courants d'air froid de l'automne peut s'intercaler une période de chaleur estivale.
 Donc un phénomène connu en Europe. En Allemagne, on parle de l’« Altweibersommer » (« été des vieilles femmes »), en Suède de « l’été de la Toussaint », en Italie de « l’estate di San Martino », en Angleterre on parle souvent de « l’été de la Saint-Luc » . Enfin en Europe centrale, on a, à la fin septembre, « l’été des bonnes femmes »

Alors pourquoi cet été Indien, c'est  Joe DASSIN en 1975 qui a fait connaitre les couleurs de l'été indien à tous les Français. Alors on en profite et on y ira où tu voudras, quand tu voudras..

The match

Le  24 septembre 2011, Auckland stade "Eden park",

Aujourd'hui pas de jardin, opération Coupe du monde rugby face au "petit écran" qui sera d'ailleurs "géant" grace au club de rugby local. RDV 10h30 pour The Match.


Le grand père était sportif et jouait au foot tous les dimanches.A cette époque le rugby en France était moins connu . Les All Blacks font pourtant une longue tournée de septembre 1935 à janvier 1936 qui les amène successivement dans les îles britanniques puis au Canada. Leur bilan est positif puisqu'ils remportent 26 matchs en 30 rencontres. Ils font un match nul et subissent trois défaites dont deux en test match contre le Pays de Galles et l'Angleterre. Mais je ne crois pas que l'info est circulée si loin dans nos campagne pour interresser notre jardinier.


Le sport devait lui être inconnu ,

quand au HACKA!