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La cocotte fièvre
Le 25 novembre 1937, Le château du Boissard
L'oncle a peur de ramener la cocotte fièvre, en fait il parle de la fièvre aphteuse. La fièvre aphteuse donnait aux animaux une démarche sur le bout des sabots due à la douleur ressemblant à la démarche des "cocottes" arpentant le trottoir sur leur hauts talons.
En 1937 toute la France est touchée par cette épizootie. Cette maladie virale est très contagieuse pour les bovins, ovins, porcs, mais aussi gibier (sanglier , ruminant) chacun a donc peur de "ramener" un foyer infectieux vers son troupeau. Il n'existe pas de traitement et si le troupeau était atteint, déclaration obligatoire sous peine de lourdes sanctions, périmètre de sécurité autour de l'élevage et pas de pitié abattage total et ruine de l'éleveur.
On a procédé plus tard dans les années 60 à la vaccination obligatoire des troupeaux pendant 30 ans.
Puis devant la rareté de la maladie cette obligation fur levée. La dernière épizootie venant d'Angleterre date de 2001 en Europe de l'ouest et toucha surtout le porc.
L'oncle a peur de ramener la cocotte fièvre, en fait il parle de la fièvre aphteuse. La fièvre aphteuse donnait aux animaux une démarche sur le bout des sabots due à la douleur ressemblant à la démarche des "cocottes" arpentant le trottoir sur leur hauts talons.
En 1937 toute la France est touchée par cette épizootie. Cette maladie virale est très contagieuse pour les bovins, ovins, porcs, mais aussi gibier (sanglier , ruminant) chacun a donc peur de "ramener" un foyer infectieux vers son troupeau. Il n'existe pas de traitement et si le troupeau était atteint, déclaration obligatoire sous peine de lourdes sanctions, périmètre de sécurité autour de l'élevage et pas de pitié abattage total et ruine de l'éleveur.
On a procédé plus tard dans les années 60 à la vaccination obligatoire des troupeaux pendant 30 ans.
Puis devant la rareté de la maladie cette obligation fur levée. La dernière épizootie venant d'Angleterre date de 2001 en Europe de l'ouest et toucha surtout le porc.
Une vrai cocotte de 1938
Paul dans sa vie
Suite au conseil de Patrick ( voir commentaire) j'ai regardé le film "Paul dans sa vie" Et là le choc! je l'ai regardé deux autres fois avec autant de plaisir.
Incroyable, Il vit dans la Manche et en plus il tient un carnet au quotidien...

Le film de 2005 : Dans la Manche, Paul Bedel aura bientôt soixante-quinze ans. Il est vieux garçon, paysan, pêcheur et bedeau. Il vit dans une ferme d’un autre âge avec ses deux sœurs cadettes, célibataires elles aussi. Cette année, ils raccrochent : «Ça va faire un vide dans le paysage…». Leur territoire, c’est le cap de la Hague. L’air y est vif, les vents imprévisibles, le granit rugueux, l’horizon immense. Ici, Paul a résisté aux sirènes de la modernité, soucieux de préserver et cultiver son lien à la nature. Au XXIe siècle, il nous l’offre en héritage.
« Kek tu veux faire ? …c’est un film qu’tu veux faire? Tu vas te donner bien du mal. Les gens doivent nous trouver folkloriques. …Mais moi, je ne suis pas dans le folklore, je suis dans ma vie."
Pendant quarante années, avec l'aide de ses deux sœurs, Paul aura mené une vie de besognes, de bricolages opiniâtres et de va-et-vient méditatifs en usant d'un matériel agricole datant des années 1950, et mille fois réparé. Des journées réglées sur les variations du ciel, la traite en plein champ, et ces artisanats d'autrefois ( le beurre baratté, les volailles en liberté, les escapades de pêche à pied aux grandes marées, etc. ). On pense à cette mention de Julien Gracq qui, dans « Lettrines », parle des mille et une activités gagne-petit qui, jadis, verdissaient le quotidien des campagnes. C'est exactement ça.
Chaque matin, on interroge le ciel qui décidera de la journée. Les couvées de canard grandissent, les vaches font leurs veaux, les gestes se répètent. C'est le temps, au fond, qui est le vrai sujet du film. Au loin, du côté de Beaumont ou de la baie du Houguet, on devine la silhouette de l'usine de retraitement de la Hague qui, construite dans les années 1960, aura changé la vie des paysans du coin, presque tous devenus salariés. Paul, lui, aura refusé ce « lâchage » et résisté. Obstinément accroché à ses fidélités d'un autre âge, il aura en quelque sorte interrompu l'écroulement du temps. Le temps d'une vie. La sienne.
Chaque matin, on interroge le ciel qui décidera de la journée. Les couvées de canard grandissent, les vaches font leurs veaux, les gestes se répètent. C'est le temps, au fond, qui est le vrai sujet du film. Au loin, du côté de Beaumont ou de la baie du Houguet, on devine la silhouette de l'usine de retraitement de la Hague qui, construite dans les années 1960, aura changé la vie des paysans du coin, presque tous devenus salariés. Paul, lui, aura refusé ce « lâchage » et résisté. Obstinément accroché à ses fidélités d'un autre âge, il aura en quelque sorte interrompu l'écroulement du temps. Le temps d'une vie. La sienne.
"Pour avoir un œuf, il faut que je laboure, récolte du blé pour en nourrir ma poule. Tu parles d'un boulot !"
Il a toujours voulu vivre "au plus près du naturel", il tient un journal intime depuis toujours, dans lequel il consigne ses faits et gestes, et le temps qu'il fait, le temps "qui n'est jamais perdu". Depuis toujours aussi, il est bedeau à l'église du village, le curé lui a confié mission d'apporter la communion aux personnes alitées. La première fois qu'il a donné l'hostie, c'était pour son père. Emotion.
Par sa méticulosité pudique, sa patience, sa lenteur, son attention aux menus détails, la structure et la tonalité du film font songer à du Depardon, une parenté que Mauger ne renie d'ailleurs pas. Mais le personnage de Paul, dont c'est peu de dire qu'il crève l'écran, ne participe jamais du misérabilisme. Silhouette courbée sous le vent d'ouest, gâpette sur les yeux, paisible face à la vieillesse qui vient, il manie un humour aussi décalé que lui. On est dans du Millet (celui de « l'Angélus ») mais jamais très loin de Buster Keaton, comme le dit le réalisateur lui-même. C'est très beau. Chapeau l'ami !
« je suis heureux avec rien, avec rien de ce qui s’achète mais aussi avec rien de ce qui se voit, je suis heureux dans ma vie qu’on m’a donnée » .
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