Affichage des articles dont le libellé est rose. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rose. Afficher tous les articles

Ecussonnage

Le 25 juin 1937, chateau du Boissard


Plantation des choux d'hiver. Ceux sont des choux milan à pomme frisée. On les plante distants de 50 cm en tout sens. Le roi des milan  et le milan d'Aubervilliers sont assez hatifs. pour le début d'automne.

Roi des Milans



Milan d'Aubervilliers




















Le Milan de Pontoise et le gros des vertus sont eux tardifs et pourront attendre les premières gelées. voir
mis en jauge.

Milan de Pontoise, Voltz


Milan gros des vertus, magellan


L'écussonnage des rosiers était une des activités favorites du grand père. Surtout en mélangeant les variétés d'écussons sur un même porte greffe. Le rosier développait alors différentes roses à différentes époques de floraison. Outre la beauté, il y avait aussi un chalenge face à la technique qui en cas de réussite voyait le jardinier félicité pour son adresse et sa maitrise du végétal.

Pour la technique mieux que des mots des images:



La Taille des rosiers

Le 16 janvier 1939, Chateau du boissard.




Travaux d'hiver au Boissard, taille, béchage et traitement.
Le rosier se taille tous les ans. Il y a deux écoles pour la période certains disent à partir de fin février début mars après les grands froids d'autre comme le grand père : tout l'hiver si il ne gèle pas. Le rosier taillé tous les ans voit grossir ses branches charpentières qui prennent une forme spéciale en boule avec les cicatrices des coupes anciennes, en "tête de chat" dirait mon père.
Ces vielles branches doivent être suprimées au profit des plus jeunes. On laisse ensuite sur les rameaux choisis de 3 à 5 yeux en coupant plus court les rameaux les moins vigoureux. On fume les pieds de rosiers et on bèche ensuite .


JC MARIE Vernouillet 1965


Le traitement des arbres fruitiers se poursuit. La bouillie bordelaise est pulvérisée en 3 fois durant l'hiver. La première juste après la chute des feuilles, la deuxième en ce moment après nettoyage des écorces et la troisième en mars après le débourement des bourgeons mais avant la floraison.





Les églantiers





Cela fait deux messages où le grand père parle d'aller aux églantiers. La fin d'année était la période traditionnelle pour aller dans les bois chercher ces arbustes qui vont donner d'excellents porte-greffes aux rosiers du grand père. Dans l'article Victoire familiale, j'évoquais cette passion du rosier.

 Ces églantiers seront greffés de préférence fin août au déclin de la sève. la greffe se fera sur le collet par une greffe en fente pour les variétés naines ou sur la tige pour les variétés "demi tige" ou " haute tige." Ces dernières se feront par greffe en écusson prélevé sur la variété à multiplier.

On en parlera cet été...


Ecussonage mai 1952, dreux



Tintin au Boissard

France,  le mercredi 26 octobre 2011,



C'est aujourd'hui que sortent sur les écrans les nouvelles aventures de Tintin vues par Steven Spielberg en capture d'image. C'est le "secret de la Licorne" paru initialement en 1943 qui est revisité et aménagé avec d'autre épisodes. Techniquement c'est apparemment superbe et je pense que le succès sera là. Mais au vue des premières images, moi, je ne reconnais ni Tintin, ni Milou, ni le capitaine enfin personne..

Ayant grandi avec les aventures de Tintin en livre de chevet je suis exigeant, peut être trop. Le secret de la Licorne se termine au chateau de Moulinsart propriété des frères Loiseau antiquaires.


Dans mon enfance, pour moi  Moulinsart, le Boissard, c'était un peu pareil
Déjà le nom et ayant vu l'un en réalité j'imaginais facilement l'autre. Un  chateau qui comprend devant la façade principale un jardin à la Française, dessinant des figures géométriques très symétriques, avec une allée centrale de sable fin, des pelouses bien tondues, des contre-allées et sur les cotés un parc forestier ainsi que des allées bordées de massifs fleuris.

L'acte de vente du chateau de Moulinsart au capitaine Haddock le 9 août 1944 confirme mon imagination, la description du bien est bluffante de ressemblance avec la serre, les dépendances et la maison du gardien.



Autres ressemblances, le Chateau est proche du village et l'on peut s'y rendre à vélo ou à pied comme pour aller à Brezolles, on passe devant la gare. Le clocher de l'église est visible depuis la route.



A brezolles comme à Moulinsart il y a une fanfare à casquette,

Harmonie de Moulinsart


Espérance Brezolienne

le deuxième musicien debout à partir de la gauche est michel Marie  mon oncle

A Moulinsart c'était Emile Vanneau qui s'occupait des jardins, Tintin lui emprunte son matériel d'élagueur dans "les bijoux de la Castafiore" pour monter au nid de la pie. Au Boissard c'est la famille Marie.





C'est dans ce jardin que  le professeur Tournesol a créé une rose Blanche comme les jardiniers du Boissard voir message  fête-des-roses-1935-victoire-familiale


Création en l'Honneur de la célèbre cantatrice Bianca Castafiore interprètre illustre du célèbre air des bijoux de Faust  et dont le pianiste s'appelle "Wagner" encore une étrange coincidence.


Toutes ces ressemblances sont trop surprenantes. Il faut donc croire que Hergé est bel et bien venu au Boissard. Le mystère demeure comme sur la voix de la castafiore.
Le grand père Marie a t'il entendu depuis les jardins le "Rossignol Milanais"  par les fenêtres ouvertes du chateau un jour d'été? 
Et pourquoi pas .



Jean Baptiste de la Quintinie

De Jean baptiste de La Quintinie, né le 1er mars 1624 à Chabanais, c'est un jardinier et agronome français.

Il fait ses études au collège des Jésuites à Poitiers, puis à la faculté, où il étudie la philosophie et le droit. Il se destinait alors à la profession d’avocat. À la fin de ses études, il est reçu à Paris comme avocat au Parlement et maître des requêtes de la reine. Il devient le précepteur du fils du président de la Cour des comptes,  Jean Tambonneau, qu’il accompagne pour son « voyage d’humanités » en Italie, pays réputé pour ses jardins et y découvre sa vocation. Il visite au passage le jardin des plantes de Montpellier. À son retour d’Italie, il décide d’abandonner le barreau pour se consacrer au jardinage.

Féru d’auteurs anciens comme Pline l’Ancien et Columelle, il se met au fait des théories contemporaines, et s’exerce à leur pratique grâce au président Tambonneau qui lui confie le jardin de son hôtel particulier à Paris.
Il effectue ensuite deux voyages en Angleterre comme beaucoup de jardiniers français à l’époque. Sollicité le roi d’Angleterre pour s’occuper de ses jardins, il décline cette offre et préfère retourner en France.
En 1661, il est chargé par le surintendant des finances, Nicolas Fouquet, de gérer les jardins de son château de Vaux-le-Vicomte. Il faisait partie d’une équipe de créateurs qui comprenait aussi Le Nôtre, Le Vau et Le Brun. Ils seront tous repris au service du roi Louis XIV, après la disgrâce du surintendant Fouquet la même année. La Quintinie sera d’abord chargé de gérer le potager créé par Louis XIII à Versailles et de fournir en fruits et légumes la table du roi. Par la suite, il s’occupa successivement des jardins de grands personnages de l’époque, notamment à Chantilly, chez le prince de Condé, à Choisy-le-Roy, chez Mademoiselle de Montpensier ou à Sceaux au service de Colbert.


Le 17 mars 1670, Louis XIV le nomme « directeur des jardins fruitiers et potagers de toutes les maisons royales », charge créée spécialement pour lui. En 1678, il entreprend la création du nouveau potager du roi, achevé cinq ans plus tard en 1683. Au service du roi, il ne cessa d’améliorer les productions de ses jardins. Il est le véritable précurseur des cultures de primeurs. Ses innovations sont majeures pour l’agronomie moderne :
-         Utilisation du fumier de bovin ou de cheval comme engrais sur primeur
-         Il met au point, entre autres, un système de culture sous châssis vitrés et sous cloches de verre. Il obtiendra des cultures à contre saison
-          L’autre technique importante qu’il développe est la culture en espalier des arbres fruitiers.
-         Il  invente plusieurs instruments de jardinage : serpette, scie de jardinage.
Devant tant de services rendus, il est anobli en 1687 par Louis XIV.
Il meurt le 11 novembre 1688. En 1690, deux ans après sa mort, paraît son ouvrage « Instruction pour les jardins fruitiers et potagers » qui rassemble son expérience et ses réflexions, notamment sur les méthodes de taille des arbres fruitiers.
ftp://ftp.bnf.fr/006/N0062361_PDF_1_-1DM.pdf

A jean Baptiste Marie,  né en 1900  beaucoup moins d'études et de voyages mais une même passion le Jardin et champion de greffe de rosiers.
Dreux,  rue Clément 1953

Fête des roses 1935, Victoire familiale

Octobre 1935, le boissard




Les Marie au Boissard et à Brezolles, les Légers à la Choltière, 4 médaillés pour une famille. Ils étaient les champions de la rose sur le canton dans les années 30.
Cette époque est la grande époque des créateurs de rose en France. les Meilland, Truffaut, Delbart et consorts se livrent une grande concurence dans le domaine. Le jardinage moderne apparait. Les catalogues, la vente par correspondance, les livrets de vulgarisation pour un jardin facile, les produits phytosanitaires, vont progressivement s'installer chez les jardiniers. La seconde guerre mondiale et l'occupation freineront l'envolée mais dès les années 50, l'expansion reviendra de plus belle , les jardiniers du dimanche, ouvriers en semaine ayant peu à peu remplacé "les jardiniers de propriété" métier révolu avec l'époque qui les employait.