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Belle de Fontenay

Le 17 mars 1939, château du Boissard


La culture hâtée de pomme de terre est possible sur des planches bien orientées au "midi" et bien fumées. On plante très tôt dès que le grand froid de l'hiver a disparu vers fin février début mars. Cette culture nécessite de protéger la nuit les jeunes plants des gelées tardives par des paillassons.


Des variétés sont plus adaptées. Elles ont la particularité d'avoir une croissance rapide. Dans les années 30, la belle de Fontenay est la variété la plus cultivée sur ce principe. Apparue à Fontenay sous bois (val de marne) fin 19°, on l'appelle aussi Hénault ou boulangère. Elle a une chaire ferme. Comme toutes les pommes de terre précoces, son rendement est faible et sa durée conservation est assez courte.Mais c'est un régal !



Fabrication de coffre

Le 05 mars 1937, Château du Boissard



Le temps humide ne permet pas de bien travailler la terre. Donc activité au sec.
Débitage des planches et confection des coffres formés de 4 planches sur champ jointes aux 4 angles sur 4 pieds. En général chaque coffre peut recevoir trois châssis. La largeur est adaptée en ce sens et la profondeur est standard à 1,35m.


Clause 

Le châssis tout métal que l'on connait encore est lourd et froid. Le châssis utilisé dans les années 30 est  mixte montant en bois et traverses en métal. Le modèle dit "maraîcher" mesure 1m35 sur 1m30 de coté.
Le coffre et les châssis ne sauraient se passer des paillassons de paille de seigle pour la protection contre le froid.



Sur la bascule, 70 kg pour 1m52. le grand père est en effet au poids lourd pour l'hiver! L'arrière grand père est plus sec.

Fabrication de Paillasson pour Chassis

Le 21 décembre 1926, Chateau de Chennebrun


Fabrication de paillassons pour protéger du froid les chassis et la serre.  Pour cela on utilise de la paille de seigle en gerbée qu'il faut peigner énergiquement sur un rateau attaché verticalement pour la débarrasser de toutes les enveloppes et des brins cassés. C'est un travail  assez fastidieux.

Peigne à paille de seigle, folklore de la Beauce vol 2

La construction du paillasson nécessite un chassis en bois de 1m30 de large et de 1,50 m de long. On y tend dans le sens de la longueur 5  ficelles de qualité recouverte de goudron pour l'empêcher de pourrir. Cela ressemble à un métier à tisser de fortune.

On pose ensuite en travers sur les ficelles une couche de paille de seigle de l'épaisseur désirée pour le paillasson. Il ne faut pas avoir de paillassons trop épais car ils pourriraient avec l'humidité de l'hiver. On  croise les brins tête bèche.

Ensuite grace à une navette de fil, on lie sur chaque ficelle tendue la paille par  fétu de 15 brins . Quand toute la paille est liée aux 5 ficelles on égalise les bords en se servant des montants à 1 m30  qui est la largeur standard des Chassis et le paillason est terminé.


Catalogue 1920