Grande Histoire, petites histoires...le jardin, la passion. des photos, des trucs et anecdotes
La nouvelle camionnette
Le 24 Octobre 1927, Chennebrun
On peut penser que le vicomte a acheté une nouvelle camionnette suite à sa visite au salon de l'automobile.
Pour quel modèle a t'il opté?
Est il resté fidèle à la marque Renault qui sort en 1927 le modèle NN caratéristique avec la face anguleuse des renault avant 1930
Ou bien préfère t'il la concurence avec la citroen B14
On peut penser que le vicomte a acheté une nouvelle camionnette suite à sa visite au salon de l'automobile.
Pour quel modèle a t'il opté?
Est il resté fidèle à la marque Renault qui sort en 1927 le modèle NN caratéristique avec la face anguleuse des renault avant 1930
Ou bien préfère t'il la concurence avec la citroen B14

qui a un faux air avec la Peugeot 201.
Ces voitures ont un prix moyen de 4500 ff (1927) soit l'équivalent d'un an de salaire du grand
père. Si l'on compare rapidement avec notre époque le prix de la nourriture était proportionnellement beaucoup plus chère que le prix des voitures.
Le commerce alimentaire était local sans produit importé à moindre coût ni grande surface avec centrale d'achat. Un bien pour un mal ?
Tintin au Boissard
France, le mercredi 26 octobre 2011,
Autres ressemblances, le Chateau est proche du village et l'on peut s'y rendre à vélo ou à pied comme pour aller à Brezolles, on passe devant la gare. Le clocher de l'église est visible depuis la route.
C'est aujourd'hui que sortent sur les écrans les nouvelles aventures de Tintin vues par Steven Spielberg en capture d'image. C'est le "secret de la Licorne" paru initialement en 1943 qui est revisité et aménagé avec d'autre épisodes. Techniquement c'est apparemment superbe et je pense que le succès sera là. Mais au vue des premières images, moi, je ne reconnais ni Tintin, ni Milou, ni le capitaine enfin personne..
Ayant grandi avec les aventures de Tintin en livre de chevet je suis exigeant, peut être trop. Le secret de la Licorne se termine au chateau de Moulinsart propriété des frères Loiseau antiquaires.
Dans mon enfance, pour moi Moulinsart, le Boissard, c'était un peu pareil
Déjà le nom et ayant vu l'un en réalité j'imaginais facilement l'autre. Un chateau qui comprend devant la façade principale un jardin à la Française, dessinant des figures géométriques très symétriques, avec une allée centrale de sable fin, des pelouses bien tondues, des contre-allées et sur les cotés un parc forestier ainsi que des allées bordées de massifs fleuris.
Déjà le nom et ayant vu l'un en réalité j'imaginais facilement l'autre. Un chateau qui comprend devant la façade principale un jardin à la Française, dessinant des figures géométriques très symétriques, avec une allée centrale de sable fin, des pelouses bien tondues, des contre-allées et sur les cotés un parc forestier ainsi que des allées bordées de massifs fleuris.
L'acte de vente du chateau de Moulinsart au capitaine Haddock le 9 août 1944 confirme mon imagination, la description du bien est bluffante de ressemblance avec la serre, les dépendances et la maison du gardien.
Autres ressemblances, le Chateau est proche du village et l'on peut s'y rendre à vélo ou à pied comme pour aller à Brezolles, on passe devant la gare. Le clocher de l'église est visible depuis la route.
Espérance Brezolienne
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| le deuxième musicien debout à partir de la gauche est michel Marie mon oncle |
A Moulinsart c'était Emile Vanneau qui s'occupait des jardins, Tintin lui emprunte son matériel d'élagueur dans "les bijoux de la Castafiore" pour monter au nid de la pie. Au Boissard c'est la famille Marie.
C'est dans ce jardin que le professeur Tournesol a créé une rose Blanche comme les jardiniers du Boissard voir message fête-des-roses-1935-victoire-familiale
Création en l'Honneur de la célèbre cantatrice Bianca Castafiore interprètre illustre du célèbre air des bijoux de Faust et dont le pianiste s'appelle "Wagner" encore une étrange coincidence.
Toutes ces ressemblances sont trop surprenantes. Il faut donc croire que Hergé est bel et bien venu au Boissard. Le mystère demeure comme sur la voix de la castafiore.
Le grand père Marie a t'il entendu depuis les jardins le "Rossignol Milanais" par les fenêtres ouvertes du chateau un jour d'été?
Et pourquoi pas .
La Gloire de mon Grand Père
Le 23 octobre 1926, Chateau de Chennebrun.
Souvenir d'une rare gloire éphémère.
Trois sarcelles avec deux cartouches à broches! Elles devaient être chargées bien à fond.
Ce n'est pas le célèbre doublé de Bartavelles de Pagnol mais cela y ressemble.
Et une par dessus le mur...
Souvenir d'une rare gloire éphémère.
Trois sarcelles avec deux cartouches à broches! Elles devaient être chargées bien à fond.
Ce n'est pas le célèbre doublé de Bartavelles de Pagnol mais cela y ressemble.
Et une par dessus le mur...
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| mur du chateau de Chennebrun |
Paul dans sa vie
Suite au conseil de Patrick ( voir commentaire) j'ai regardé le film "Paul dans sa vie" Et là le choc! je l'ai regardé deux autres fois avec autant de plaisir.
Incroyable, Il vit dans la Manche et en plus il tient un carnet au quotidien...

Le film de 2005 : Dans la Manche, Paul Bedel aura bientôt soixante-quinze ans. Il est vieux garçon, paysan, pêcheur et bedeau. Il vit dans une ferme d’un autre âge avec ses deux sœurs cadettes, célibataires elles aussi. Cette année, ils raccrochent : «Ça va faire un vide dans le paysage…». Leur territoire, c’est le cap de la Hague. L’air y est vif, les vents imprévisibles, le granit rugueux, l’horizon immense. Ici, Paul a résisté aux sirènes de la modernité, soucieux de préserver et cultiver son lien à la nature. Au XXIe siècle, il nous l’offre en héritage.
« Kek tu veux faire ? …c’est un film qu’tu veux faire? Tu vas te donner bien du mal. Les gens doivent nous trouver folkloriques. …Mais moi, je ne suis pas dans le folklore, je suis dans ma vie."
Pendant quarante années, avec l'aide de ses deux sœurs, Paul aura mené une vie de besognes, de bricolages opiniâtres et de va-et-vient méditatifs en usant d'un matériel agricole datant des années 1950, et mille fois réparé. Des journées réglées sur les variations du ciel, la traite en plein champ, et ces artisanats d'autrefois ( le beurre baratté, les volailles en liberté, les escapades de pêche à pied aux grandes marées, etc. ). On pense à cette mention de Julien Gracq qui, dans « Lettrines », parle des mille et une activités gagne-petit qui, jadis, verdissaient le quotidien des campagnes. C'est exactement ça.
Chaque matin, on interroge le ciel qui décidera de la journée. Les couvées de canard grandissent, les vaches font leurs veaux, les gestes se répètent. C'est le temps, au fond, qui est le vrai sujet du film. Au loin, du côté de Beaumont ou de la baie du Houguet, on devine la silhouette de l'usine de retraitement de la Hague qui, construite dans les années 1960, aura changé la vie des paysans du coin, presque tous devenus salariés. Paul, lui, aura refusé ce « lâchage » et résisté. Obstinément accroché à ses fidélités d'un autre âge, il aura en quelque sorte interrompu l'écroulement du temps. Le temps d'une vie. La sienne.
Chaque matin, on interroge le ciel qui décidera de la journée. Les couvées de canard grandissent, les vaches font leurs veaux, les gestes se répètent. C'est le temps, au fond, qui est le vrai sujet du film. Au loin, du côté de Beaumont ou de la baie du Houguet, on devine la silhouette de l'usine de retraitement de la Hague qui, construite dans les années 1960, aura changé la vie des paysans du coin, presque tous devenus salariés. Paul, lui, aura refusé ce « lâchage » et résisté. Obstinément accroché à ses fidélités d'un autre âge, il aura en quelque sorte interrompu l'écroulement du temps. Le temps d'une vie. La sienne.
"Pour avoir un œuf, il faut que je laboure, récolte du blé pour en nourrir ma poule. Tu parles d'un boulot !"
Il a toujours voulu vivre "au plus près du naturel", il tient un journal intime depuis toujours, dans lequel il consigne ses faits et gestes, et le temps qu'il fait, le temps "qui n'est jamais perdu". Depuis toujours aussi, il est bedeau à l'église du village, le curé lui a confié mission d'apporter la communion aux personnes alitées. La première fois qu'il a donné l'hostie, c'était pour son père. Emotion.
Par sa méticulosité pudique, sa patience, sa lenteur, son attention aux menus détails, la structure et la tonalité du film font songer à du Depardon, une parenté que Mauger ne renie d'ailleurs pas. Mais le personnage de Paul, dont c'est peu de dire qu'il crève l'écran, ne participe jamais du misérabilisme. Silhouette courbée sous le vent d'ouest, gâpette sur les yeux, paisible face à la vieillesse qui vient, il manie un humour aussi décalé que lui. On est dans du Millet (celui de « l'Angélus ») mais jamais très loin de Buster Keaton, comme le dit le réalisateur lui-même. C'est très beau. Chapeau l'ami !
« je suis heureux avec rien, avec rien de ce qui s’achète mais aussi avec rien de ce qui se voit, je suis heureux dans ma vie qu’on m’a donnée » .
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